Three Times / Schiz

by Stéphane Korvin


Three Times / Schiz

If only walk along weren’t void. The drinks. The flow. Sip slowly, the head, the backlash of the walls, the clash, the backlash of the head, of weakness too, the ever more constricted head. Systematically. Drink as much. With that, the formula rewinds. The blue fairy, the white fairy. The wicked-fairy night. I would remove alcohol, I would remove money, I would remove eating. I would have nothing left to.

 

*

 

Her blouse. The points that I have trouble retaining. The flounces of her nightgown. Striped. Her blue coat. Her shoes. Hardened birds, dead, at a loss. Her limp stockings. I stand here waiting. With the stacks. With the new clues. Winter and summer are now gone. How many summers? With the same pullover. I chew on it at night. Over. I repeat it at night. In the pit. Wooden head. I wallow. With whom I stun myself. With whom I take myself off each morning.

 

*

 

So we escape. Your limbs. Respiratory and cognitive. In the gyratory house. Mister and Missis bored me stiff. Ceaselessly in the imperative. Now I have you. Interposed. To ease the tone a little. We removed the doors. They don’t slam anymore. We go for. A long and twisted life. It awaits.

Translated by Maria Hanea Raluca

X 3 / Schize (inédit)

Si seulement cheminer n’était pas vide. La boisson. Le débit. Siroter lentement, la tête, le retour des murs, le cognement, le retour de la tête, la faiblesse aussi, la tête de plus en plus serrée. Systématiquement. Boire autant. Avec la formule redouble. La fée bleue, la fée blanche. La nuit carabosse. Je supprimerais l’alcool, je supprimerais l’argent, je supprimerais manger. Je n’aurais plus rien à.

 

*

 

Son chemisier. Les points que j’imprime mal. Les volants de sa chemise de nuit. Rayée. Son habit bleu. Ses chaussures. Oiseaux durs, morts, désœuvrés. Ses bas mous. Je suis là à attendre. Avec les piles. Les nouveaux indices. Se sont écoulés l’hiver, l’été. Combien d’étés ? Avec le même pull. Que je mâchouille la nuit. Over. Que je répète la nuit. Dans le creux. Tête en bois. Je me vautre. Avec qui je m’assomme. Avec qui je m’enlève tous les matins.

 

*

 

Nous échapper. Tes membres. Respiratoires et cognitifs. Dans la maison giratoire. Monsieur et Madame m’ont tellement emmerdé. À l’impératif, interminablement. Maintenant je t’ai toi. Intercalée. Pour adoucir un peu les mœurs. On a retiré les portes. Ça ne claque plus. On passe pour. Une vie longue et tordue. Elle attend.

Stéphane Korvin