But a place (Extracts)

by Stéphane Korvin


But a place (Extracts)

Dance dance the home

of dreams dance don’t dance anymore

its name is stunted one

stunted two

 

she shows her head at the window

suddenly the present the gap

next to her the mouth

open this is not a question

of setting of decorum

 

she falls her belly open

she does not think anymore

 

*

 

Close to home burns

the brooding mouth

the long scene

where we tighten up a little more

the vice the stove

 

let the shadow take us

with the dwellers inside gone

 

We close the hollow home

one dream two dreams they rage

they wind up their skins

they look up with the green eyes

the yellowed eyes

 

outside

the hillocks set up minute routs

 

they slumber or they rest

 

*

 

Close to home

I am an altarpiece

with hand-stitched skin

the chain of obvious facts where

loving becomes empty

a little a lot

the time to round off

just like when in the attic

we disappear

 

Everything is idle

the home ground

inside of it blindness

inside of it anatomy

 

I don’t blame you

today is a belief

 

the story of isolation

 

*

 

It’s been so long since we didn’t visit the solid home

since we didn’t leave the loose shelter anymore

 

*

 

With solitude at the flank

the alcohol, the tip of the heart

 

inarticulate now

the lonely home

 

Outside bears little soft heads

outside has little strong teeth

 

inside the home dies

at the back of the old sad room

the nasty white room

in it the latch of my head

in it the mass

 

with the death machine

brand new and noisy

 

with time

 

Translated by Maria Hanea Raluca

Sinon un lieu (Extraits) / Éditions À verse, 2014

Danse danse la maison

des rêves danse ne danse plus

son nom est rabougrie un

rabougrie deux

 

elle passe la tête par la fenêtre

soudain le présent le trou

à côté d’elle la bouche

ouverte ce n’est pas la question

du décor du décorum

 

elle tombe elle a le ventre ouvert

elle ne pense plus

 

*

 

Près de la maison brûle

la bouche appesantie

la longue scène

où l’on se resserre un peu

l’étau l’étuve

 

puisse l’ombre nous recevoir

avec dedans les occupants partis

 

L’on ferme la maison creuse

un rêve deux rêves ils ragent

ils enroulent leurs peaux

ils cherchent avec les yeux verts

les yeux jaunis

 

dehors

les monticules fondent d’infimes déroutes

 

sombrent ou reposent

 

*

 

Près de la maison tombe

je suis le retable

la peur cousue-mains

la chambre blanche

la chaîne des évidences où

aimer se vide

un peu beaucoup

le temps de s’arrondir

comme quand derrière les combles

on disparaît

 

Rien ne bouge

la maison terre

avec dedans la cécité

dedans l’anatomie

 

je ne t’en veux pas

aujourd’hui est une croyance

 

le récit d’un isolement

 

*

 

Ça fait longtemps qu’on ne va plus dans la maison en dur

qu’on ne sort plus de la maison en mou

 

*

 

Avec la solitude flanquée

l’alcool, le bout du cœur

 

inarticuler maintenant

la maison seule

 

Dehors a de petites têtes molles

dehors a de petites dents dures

 

dans la maison meurt

au fond la vieille chambre triste

la mauvaise chambre blanche

 

dedans la clenche de ma tête

dedans la masse

 

avec la machine de mort

nouvelle et bruyante

 

avec le temps 

Stéphane Korvin