My roots have eyes which nothing can silence

neither the cry of the clouds left alone

nor the scum from the alleys with the smell of failure

nor the twilight flood which flows out of the depths

nor the charlatans, nor the cursed stars

 

Nor the birds fortunetellers

in the cracks of the reddish roofs

nor the epidemics of the equinoxes

which I was to be healed from

in order not to forget.

© François-Xavier Maigre

Mes racines ont des yeux que rien ne muselle

ni le cri des nuages livrés à eux-mêmes

ni les hordes de ruelles aux relents de débâcle

ni les crues de pénombre jaillissant des bas-fonds

ni les bonimenteurs ni les étoiles damnées

 

Ni les oiseaux de mal augure

à l’échancrure des toits rougis

ni les épidémies de solstices

dont il m’a fallu guérir

pour ne pas oublier.

© François-Xavier Maigre, Dans la poigne du vent (Éditions Bruno Doucey, 2012)