Au bord du chemin où meurent les pierres

je veux dédier ma petitesse

aux vagues échappées entre les grains de ciel

aux possibles lueurs qui scintillent au large

venin sacré des étoiles de mer

 

À tout ce qui renaît

outre-lande

et sous la peau

quand se taisent les foules

 

J’épouse un royaume

en perte de lui-même

l’opacité criblée de dunes

où s’accoude la nuit

et ce peu de chaleur

à mes poings

restée

 

Couronné d’astres lointains

d’incertaines gravités

liées à mes pas nus

je me dédie

âme et or

à tout ce qui chancelle.

© François-Xavier Maigre, Dans la poigne du vent (Éditions Bruno Doucey, 2012)